Jacques Mézard nommé ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation : les réactions du monde agricole

L'annonce du premier gouvernement sous l'ère Emmanuel Macron vient d'être faite : le Cantalien, Jacques Mézard est le nouveau ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation.

17/05/2017 à 16:47 par La Rédaction

Jacques Mézard en discussion avec Emmanuel Macron lors de la venue de ce dernier dans le Cantal en septembre dernier ( photo d'archives : Pierrick Delobelle).
Jacques Mézard en discussion avec Emmanuel Macron lors de la venue de ce dernier dans le Cantal en septembre dernier ( photo d'archives : Pierrick Delobelle).

Son soutien affiché a été récompensé : le sénateur cantalien, Jacques Mézard, membre du PRG est, depuis ce mercredi 17 mai, le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Agé de 69 ans, et avocat de profession, il est sénateur depuis 2008, et président du groupe RDSE au Sénat depuis 2011, il est également président de la Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac depuis 2011. Il a été également conseiller général du Cantal entre 1994 et 2008. Il est également conseiller municipal depuis 1983, et a été adjoint au maire en charge de l’urbanisme et du logement de 1983 à 1992.

Confédération paysanne et FDSEA “ravies”

“Ravi qu’un homme du Cantal soit nommé ministre”. Chez les représentants des syndicats agricoles du Cantal, la nomination de Jacques Mézard en tant que ministre du gouvernement d’Edouard Philippe, suscite la même réaction.

Stéphane Malroux, porte-parole de la Confédération paysanne.
Stéphane Malroux, porte-parole de la Confédération paysanne.

“Nous n’avons pas précisément la même vision de l’agriculture, explique Stéphane Malroux, le porte-parole de la Confédération paysanne du Cantal. Mais c’est un homme à l’écoute, qui est capable de suivre ce que demande la majorité des gens, même si cela ne correspond pas à sa propre opinion. Notre syndicat s’est par exemple battu pour maintenir le Haras national à Aurillac. Au début, Jacques Mézard n’était pas d’accord avec nous. Mais quelques jours plus tard, il a envoyé un courrier au ministère de l’agriculture de l’époque, qui a joué en notre faveur”.

Joël Piganiol, le secrétaire général de la FDSEA, explique quant à lui que le président de la Caba “connait bien les attentes vis-à-vis des dossiers agricoles. Ce sera un élément facilitateur que le nouveau ministre soit issu de notre département.”

Des combats agricoles menés ensemble et des dossiers à poursuivre

Joël Piganiol, secrétaire départemental de la FDSEA.
Joël Piganiol, secrétaire départemental de la FDSEA.

Les représentant de la FDSEA évoque des “combats” menés aux côté du sénateur, en ce qui concerne notamment la défense de l’agriculture de montagne, le prix du lait ou de la viande ou “les excès de normes qui affectent l’activité agricole”.

Il n’oublie pas, toutefois, l’importance de certains dossiers à traiter, dans un futur qu’il espère proche : “Le programme d’Emmanuel Macron portait l’idée d’un grenelle de l’alimentation” avec notamment en ligne de mire “le prix de certains produits agricoles” et les négociations avec les grandes surfaces.

Stéphane Malroux aimerait, de son côté, que le nouveau ministre “considère un peu plus l’environnement que ce qu’il a laissé entendre jusqu’à maintenant, en particulier sur la question des OGM et du bio dans les cantines”.

N.G et N.C.

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