Tribunal. Un jeune homme jugé pour s'être masturbé dans un espace public

Un homme d'une vingtaine d'années comparaissait devant le Tribunal de Grande Instance d'Aurillac pour des faits d'exhibition sexuelle à l'encontre d'une jeune femme, employée de la commune de Saint-Flour.

17/02/2017 à 11:11 par lisa.puechagut

Le prévenu a été reconnu coupable et a écopé de 3 mois de prison avec sursis  -
Le prévenu a été reconnu coupable et a écopé de 3 mois de prison avec sursis -

Jeudi 16 février au Tribunal de Grande Instance d’Aurillac, Baptiste*, 20 ans, était appelé à la barre pour répondre de faits d’exhibition sexuelle, commis à deux reprises à Saint-Flour. Mars 2016, Julie* une employée du cinéma de la cité sanfloraine dépose plainte auprès de la gendarmerie. Celle-ci affirme qu’un homme est venu deux fois à la fin du film, alors qu’elle était seule dans le bâtiment. « Vous lui parliez alors qu’elle se trouvait à la caisse. Elle se rend ensuite compte que vous vous masturbez en même temps. Vous vous seriez ensuite essuyé sur la borne d’accueil après avoir éjaculé », indique la Présidente en rappelant les faits. Baptiste, déjà connu du tribunal pour des faits similaires ainsi que pour d’autres délits, est très agité.

« Elle était mignonne »

Il devient confus dans ses propos mais ne nie pas les faits, sans pour autant être capable d’expliquer son geste. « Je parlais avec elle parce qu’elle était mignonne », explique-t-il. « J’espère que vous ne vous masturbez pas devant toutes les filles qui vous plaisent, rétorque la Présidente. Ce comportement est inadmissible ». Dossier psychiatrique en main, celle-ci énumère les remarques du médecin à l’encontre du prévenu, qui évoque « une indifférence, une banalisation des faits qui lui sont reprochés. Un garçon trop à l’aise, avec des carences culturelles et intellectuelles, des troubles sexuels qui se sont caractérisés par l’exhibition dès l’adolescence ». Nerveux et sur la défensive, le prévenu affirme cependant s’être excusé auprès de Julie, et ne plus être retourné au cinéma depuis. «  Votre dossier médical indique que vous n’avez pas conscience de ce que vous faites, souligne la Présidente. Il faut donc vous faire soigner ».

« Il n’a rien compris de ce qu’on lui reproche »

Depuis le dépôt de plainte de Julie, la Commune de Saint-Flour s’est constitué partie civile. « Les faits sont survenus pendant les heures de travail de ma cliente, employée par la commune, justifie leur avocat. Et cela s’est passé dans un espace public. La Commune devait intervenir ». Dans sa plaidoirie, celui-ci évoque la détresse de Julie. « Elle était seule, c’était le soir, et ce n’était pas le premier soir qu’il venait. Il ne venait jamais voir de films. Elle a eu peur », explique-t-il, réclamant 500 € d’amende pour le préjudice moral. Le procureur s’est dit quant à lui « excédé devant ce comportement ». Agacé, il a interpellé la Présidente, « Il n’a rien compris de ce qu’on lui reproche », et dénonce des « faits graves, qui choquent le public. Vous n’êtes plus mineur, et vous allez assumer comme un majeur ». Celui-ci a requis une peine d’emprisonnement de 6 mois, assortie d’un sursis avec obligation de soin.

Le tribunal a finalement reconnu Baptiste coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à 3 mois de prison avec sursis et obligation de soin, ainsi qu’une amende de 500 € pour le préjudice moral, et 300 € pour la Commune de Saint-Flour, constituée partie civile.

*Les prénoms ont volontairement été modifiés.

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